L'allaitement maternel, L'aventure de ma vie.

Thursday, October 25, 2018

8 mois... J'aurai allaité Aria 8 mois... Bon, en réalité, elle tète encore un peu la nuit pour se rassurer, mais je sens que ce sont les dernières tétées... Que d'ici quelques jours, l'aventure de l'allaitement sera définitivement terminée entre elle et moi. Même si je risque de repenser à ces instants avec nostalgie, je suis très fière de voir ma fille grandir. Je vous partage, dans les paragraphes qui vont suivre, mon allaitement en toute transparence.


L'allaitement, une évidence. 


Mon histoire personnelle


Très longtemps avant même d'être enceinte d'Aria, j'ai toujours su que je voulais allaiter. J'ai toujours été entourée de femmes allaitantes dans ma famille, et les ai toujours regardées avec beaucoup d'admiration et d'envie. Ma mère nous a allaité ma soeur, mon frère et moi pendant deux mois environ.

C'était un choix évident pour moi et ne me suis jamais posée la question. Ça me tenait à coeur et je savais que si l'allaitement ne venait à pas marcher et ne pas se mettre en route, je vivrais mal.

Lorsque je suis tombée enceinte, j'ai commencé à me documenter plus sérieusement sur le sujet et ai commencé à côtoyer des mamans. Ce que je voyais souvent revenir sur le tapis est que l'allaitement était quelque chose de beau, certes, mais qu'il était difficile à débuter. J'ai lu ou entendu beaucoup de témoignages de femmes qui ont fini par abandonner parce qu'elles trouvaient l'allaitement trop prenant, épuisant, ou alors les tétées les faisaient souffrir (crevasses, etc.).

On entend souvent aussi qu'un bébé allaité est un enfant plus dépendant de sa maman... Mais, tout à fait personnellement, je ne connais aucun enfant qui n'est pas dépendant de ses parents. Biberon ou non, un bébé a besoin de ses parents pour son bon développement... L'allaitement est un geste primitif, et si la nature est faite ainsi, c'est qu'il y a, à mon sens, une raison. Bien sûr, ceci n'est pas une critique à l'égard des mamans qui biberonnent. C'est juste une conviction personnelle.

Tous ces discours ne m'ont jamais dissuadée d'allaiter. Je me disais que si ma famille m'avait toujours dit que l'allaitement était génial, c'est qu'elle devait avoir raison.

Préparer le corps à l'allaitement


À la fin de ma grossesse, j'ai choisi de préparer mon corps à l'allaitement du mieux que je pouvais. Pendant mon neuvième mois de grossesse, je massais régulièrement ma poitrine afin de faire monter le colostrum. Cependant, c'est une manipulation qu'il ne faut surtout pas débuter avant le début du neuvième mois, puisque la stimulation de la lactation fait sécréter des hormones qui peuvent déclencher des contractions, et donc, un travail. 

J'ai également commencé à manger davantage d'aliments (parfois un peu à contre-coeur) supposés stimuler la lactation. Et bien évidemment je buvais énormément (en moyenne 2 litres d'eau par jour).

Pour éviter les vergetures avec les montées de lait, j'ai crémé ma poitrine quotidiennement tout au long de la grossesse avec du beurre de karité et de l'huile d'amande douce. La poitrine s'abîme très facilement pendant la grossesse puisqu'elle gonfle et se transforme énormément. Il est important d'en prendre soin.

Mes achats avant l'accouchement


Les premiers achats indispensables lorsque l'on veut allaiter sont les soutiens-gorge d'allaitement. J'ai profité des soldes car ils sont généralement hors de prix. J'en ai achetés 4 au total. Deux plutôt confortables que je portais même la nuit. Puis deux autres plus esthétiques pour la journée et pour avoir moins l'air d'un sac à patate. Même si j'avoue que les 4 premières semaines après l'accouchement, je n'ai porté que les deux premiers que j'ai évoqués...

J'avais acheté un coussin d'allaitement qui m'a surtout servi à la maternité, puis une fois à la maison, je me suis très vite sentie à l'aise sans. Mais je pense que c'est un achat indispensable malgré tout, puisqu'il vous sauvera de nombreuses nuits en fin de grossesse.

Je conseille également d'acheter des protège mamelons en silicone. La marque Avent en fait qui sont très bien. Si vous préférez attendre d'être à la maternité, ils en fournissent généralement mais ils ne seront pas forcément adaptés à la taille de vos tétons (ce qui peut fortement déformer vos bouts de seins).

Pensez aussi à faire un petit stock de deux ou trois paquets de tisanes d'allaitement. La plus efficace est de très loin celle de la marque Weleda. En plus de tenir la promesse de stimuler la production de lait, elle est composée de produits bio. Concernant le goût, je ne suis pas objective du tout puisque j'ai horreur du fenouil et de tout ce qui peut avoir un goût proche de l'anis... J'ai donc pris sur moi, et avec l'habitude, cela ne me faisait plus rien d'en boire.

En ce qui concerne le tire-lait, je vous recommande fortement de ne rien acheter avant l'accouchement. À la maternité, les sages-femmes vous prescriront des téterelles qui vous seront remboursées. Elle vous feront également une ordonnance pour la location d'un tire-lait. Je vous recommande de très loin le tite-lait Medela Symphony, reconnu comme le meilleur de tous par tous les professionnels. La manière dont il pompe le lait ressemble vraiment à la tétée d'un bébé et donc stimule très bien la lactation.

Cependant, peu importe le tire-lait que vous choisirez, faites très attention à la taille des téterelles. Elle doit être adaptée à la taille de votre téton. Cela semble bête, mais des téterelles à la bonne taille permettent de stimuler au mieux la lactation, un meilleur écoulement du lait et de préserver vos mamelons... La taille de vos mamelons peuvent évoluer au cours de l'allaitement, et si c'est le cas, n'hésitez pas à changer de téterelles. Le lien suivant explique tout très clairement. Si je vous donne ce conseil, c'est parce que je l'ai eu trop tard, et c'est avec regret. Mes seins ont souffert des débuts de l'allaitement, et des nombreuses heures de pompages avec des téterelles trop grandes...

Après l'accouchement


Deux premiers mois difficiles...


Je me souviens de cette première tétée d'accueil donnée à Aria. C'est à ce moment là que j'ai compris que l'allaitement était naturelle, mais en aucun cas un geste inné. Lorsque j'ai posé Aria sur mon ventre, elle a commencé à chercher d'elle-même mon sein. Je l'ai laissée faire, et la regardais avec amour. Lorsqu'elle a trouvé mon mamelon, elle a commencé à téter et j'ai ressenti une sensation toute douce... J'étais émerveillée... Heureuse... Puis soudainement, la puéricultrice m'a dit "oh lala, mais ne la laissez pas faire ça, elle tète mal, vous allez avoir des crevasses !". Sans que je n'ai eu le temps de répondre, l'auxiliaire de puériculture a pincé mon sein, l'a correctement positionné dans la bouche d'Aria (j'avoue avoir été très surprise de cette manipulation sans même qu'elle m'ait demandé l'autorisation), et là Aria a commencé à vraiment téter .... J'ai regardé Cyril et lui ai dit "Mon dieu j'ai l'impression d'avoir le mamelon coincé dans le tuyau d'un aspirateur !!!". J'étais en effet très surprise par la force de succion d'un aussi petit être. Mais Aria s'est très vite arrêtée car les bébés n'ont pas faim à la naissance.

Les jours qui ont suivi se sont avérés très difficiles. Aria avait énormément de glaires et en a beaucoup souffert.  Les glaires sont des restes de liquide amniotique dans l'estomac du bébé. Ce liquide, en même temps qu'il peut faire souffrir le bébé environ 48 heures, tient également au ventre, et nourrit le bébé. C'est généralement la raison pour laquelle les bébés dorment énormément les deux ou trois premiers jours de vie sans avoir faim. Aria en avait tellement qu'elle a presque refusé de téter pendant ses 3 premiers jours de vie. Pour stimuler ma montée de lait, j'ai donc dû utiliser un tire-lait dès les premiers jours. J'essayais de donner à Aria le colostrum que je tirais à l'aide d'une pipette. J'étais vraiment très frustrée de la nourrir de cette manière et étais très stressée à l'idée que ces premiers jours sans aucune tétée puissent faire échouer tout mon allaitement. 

Les seules fois où Aria a essayé de téter pendant mon séjour à la maternité, elle a très vite arrêté. Elle semblait gênée et n'arrivait pas à prendre le sein correctement, malgré l'aide des auxiliaires. Le passage du pédiatre a vite résolu le problème puisqu'il a tout de suite vu qu'elle avait un frein de langue qui l'empêchait de téter correctement et qui devait très certainement lui faire mal. Le pédiatre lui a donc coupé. Aria n'a rien senti et cela l'a vraiment aidée par la suite...

Toutes ces péripéties m'ont valu une bonne petite dépression post-partum. J'ai énormément pleuré pendant deux jours. J'étais effrayée de rentrer à la maison alors que je n'arrivais toujours pas à m'installer correctement pour les tétées et à donner le sein à ma fille sans appeler les auxiliaires pour vérifier si je faisais les choses correctement. 

Et finalement, dans la nuit du mercredi au jeudi, Aria a fait sa première vraie tétée. J'ai ressenti un soulagement incroyable. Lors de la pesée du jeudi matin, Aria avait enfin pris du poids (après être descendue à 2kg900, contre 3kg220 à sa naissance). Cette prise de poids était le feu vert pour notre retour à la maison. Les pédiatres m'ont proposé de rester une journée de plus si cela me rassurait, mais j'ai finalement choisi de ne pas reculer et de faire le grand saut. 

Les jours suivants n'ont pas été simples non plus. Après avoir été rassurée à la maternité, j'ai à nouveau été stressée par une prise de poids anarchique lors des semaines qui ont suivi.  Un jour Aria prenait énormément de poids, le lendemain pas assez. Cette prise de poids instable nous a valu un suivi un peu plus important que la normale. Une puéricultrice de la PMI passait régulièrement pour peser Aria. On me demandait de boire 3 à 4 tisanes d'allaitement par jour pour stimuler ma lactation. Je pleurais très régulièrement en disant à Cyril que je ne savais pas si j'allais continuer, que c'était trop de soucis et que je n'en pouvais plus...

L'auxiliaire de la PMI me disait également de réveiller Aria la nuit car elle dormait soit-disant trop... J'ai fait le choix de ne jamais réveiller ma fille car j'estime qu'un enfant ne se laisse pas mourrir de faim (je n'inclus pas les bébés prématurés ou les bébés au poids trop faible qui pourraient ne pas ressentir la faim...). Ce n'est donc pas un conseil que je donne mais un simple retour sur mon expérience personnelle.

Puis est arrivée la visite du premier mois chez le pédiatre. J'avais choisi de me rendre chez le Dr.  Philippe Sachs, et je peux vous dire que c'est de très loin le médecin le plus compétent que j'ai rencontré de ma vie. Si vous êtes sur Vannes, je vous recommande vivement de faire suivre votre enfant chez lui. Lorsque le pédiatre a pesé Aria, il s'est montré très rassurant en m'expliquant que la prise de poids sur le mois entier était bonne. Qu'il ne fallait pas s'acharner à peser mon bébé tous les jours et surtout que je faisais très bien les choses.... À la sortie de ce rendez-vous, j'ai appelé la PMI pour annuler les prochaines pesées. On m'a bien évidement demandé pourquoi je ne souhaitais plus être suivie, et j'ai tout simplement expliqué que le pédiatre s'était montré très rassurant. Et depuis ce jour, je n'ai plus eu aucun problème, et n'ai plus été angoissée à ce sujet. 

Il m'a également été difficile de me rendre compte que j'idéalisais certains aspects de l'allaitement, y compris le rôle que le père pouvait jouer dans celui-ci. Je disais souvent avant d'accoucher que je tirerais souvent mon lait de manière à ce que Cyril puisse lui aussi nourrir sa fille. Mais j'ai vite saisi mon erreur quand j'ai vu que ma fille se calmait beaucoup plus vite à mon sein qu'au biberon. Cela a d'ailleurs été la source de pas mal de frustrations. Sans trop se rendre compte, mon mari gardait très peu Aria dans les bras lorsqu'elle pleurait en pensant systématiquement qu'elle avait envie de téter. Cela nous a valu quelques conflits parfois où je lui ai dit qu'il était autant capable que moi de soulager sa fille et qu'il était nécessaire qu'il se fasse confiance. Attention, ceci n'est pas une critique à l'égard de mon mari. Beaucoup de femmes que j'ai rencontrées depuis ma grossesse ont fait face exactement le même problème avec leur conjoint. Les papas ont besoin d'apprendre à se faire confiance et dans la parentalité, rien n'est une évidence. Je ne dis pas non plus que tous les hommes réagiront comme le mien, mais je voulais partager mon expérience avec transparence. 

Je pense d'ailleurs que j'ai parfois pu être à fleur de peau et prendre mal le moindre fait et geste que Cyril pouvait faire... Pour exemple, même si il se levait pour aller chercher Aria pour les tétées de nuit, j'était très agacée quand je le regardais somnoler ou dormir tranquillement pendant que moi je luttais pour ne pas m'endormir et étouffer ma fille avec mes seins énormes...


Mon évolution dans l'allaitement


Comme je l'expliquais, même si avec Cyril nous nous sommes parfois retrouvés en conflit, nous avons appris à relativiser certaines situations et j'ai surtout appris à savourer les tétées au fur et à mesure où ma fille s'est régulée.

Au tout début de mon allaitement, je me cachais en permanence derrière un lange, ou un tissu avec toujours la peur au ventre du regard des gens. J'ai appris à me détacher de cela et à n'avoir que faire que quelqu'un puisse voir un bout de mon mamelon (bon, je ne fais pas non plus de l'exhibitionnisme, mais on ne contrôle pas toujours les mouvements et réactions de notre bébé...). 

Une fois toutes les difficultés passées, j'ai vraiment découvert cet instant magique dont parle toutes ces femmes. Cet échange de regards si intense, les petits bruits d'amour de bébé pendant la tétée... C'est un vrai moment câlin que j'ai adoré partager avec ma fille. 

Je n'arrive pas à décrire ce que je ressentais quand je regardais ma fille téter tellement cela m'émeut et m'apaise. Mes moments préférés étaient de loin les tétées du soir, lorsque je lui chuchotais des comptines ou des histoires à l'oreille. Elle esquissait parfois un sourire avant de continuer son repas.

On m'a souvent parlé des pics de croissance qui sont très difficile à vivre pour les mamans puisque le bébé se montre plus demandeur pendant ces périodes (qui peuvent parfois durer jusqu'à 8 jours). Je n'en ai jamais trop bavé à ce niveau avec Aria. Elle n'a fait qu'un seul vrai pic de croissance qui m'a valu une nuit blanche, mais dans l'ensemble, les nuits des 6 premiers mois se sont très très bien passées. Tellement bien passées que j'étais parfois obligée de la réveiller pour qu'elle tète car ma poitrine me faisait souffrir et était complètement engorgée.

Je mesurais aussi la chance que j'avais de pouvoir mener cette aventure lactée, quand certaines femmes qui souhaitaient tant allaiter n'en avaient malheureusement pas la possibilité autour de moi.

Avant d'accoucher, je disais souvent que je souhaitais allaiter Aria, mais que je tenais à ce qu'elle soit sevrée à l'âge de 6 mois... Mais j'ai finalement choisi de faire durer ces instants un peu plus longtemps avant d'y mettre fin depuis peu.

Ces paragraphes positifs semblent courts comparés à toute la partie détaillée sur les difficultés que j'ai rencontrées. Mais si je ne m'étale pas sur le positif c'est tout simplement parce que je ne trouve pas les mots pour qualifier le bonheur et tous ces sentiments positifs que j'ai pu ressentir pendant plus de 8 mois. La seule chose que je peux vous dire qui vous fera imaginer la puissance de ces sentiments, c'est que cela valait la peine de ne pas craquer au début, de continuer à allaiter malgré la fatigue, la poitrine qui gonfle... Que si je revenais en arrière, je ne changerais rien à tout cela. Cela n'a pas toujours été facile, mais je suis triste et nostalgique de devoir effacer ces moments de mon quotidien, même si cela signifie regagner en indépendance, et en faire gagner à ma fille.

Le sevrage

Cette étape, comme tout le reste, dépend de chaque enfant. Elle est finalement aussi difficile pour la maman que pour le bébé. J'ai allaité Aria exclusivement jusqu'à plus de 5 mois. J'ai ensuite commencé la diversification alimentaire sur les conseils du pédiatre et Aria adore goûter de nouvelles choses. À 8 mois, elle a déjà ses fruits et légumes préférés... Mais je ne m'étale pas davantage sur le sujet, je ferai un article plus détaillé sur la diversification dans quelques semaines. 

J'ai ensuite débuté le sevrage aux alentours de mi-septembre, quand Aria a eu environ 7 mois, en cessant petit à petit à l'allaiter la journée. Cela a été facile car j'ai repris le travail à 75%. Elle n'avait donc pas d'autres choix que de prendre son biberon. Les tétées du matin et du soir ont été plus compliquées à supprimer puisqu'elles étaient les plus longues, et elles étaient généralement synonymes de retrouvailles après de longues heures de séparation (par le sommeil, ou après une journée de travail). Aria a refusé de prendre une tétine jusqu'à ce que je décide de supprimer la tétée du soir. Quand elle s'est rendue compte qu'elle serait obligée de faire sans mon sein, elle a alors accepté la tétine pour combler son besoin de succion. 

Je tente doucement de la sevrer lorsqu'elle souhaite téter la nuit, mais elle pleure encore beaucoup lorsqu'elle voit arriver le biberon, ou lorsqu'elle se tourne vers moi pour un câlin et ne trouve pas mon sein... Nous sommes cependant sur la bonne voie. Je lui explique régulièrement que l'allaitement doit s'arrêter, que cela fait partie de la suite normale des choses, mais que je serai toujours là pour elle et la rassurer autrement. 

En ce qui concerne le choix du lait artificiel, je vous recommande de demander conseil à votre pédiatre. Les professionnels ne sont pas tous du même avis sur le sujet. Il faudra ensuite faire en fonction de votre bébé qui pourra aimer ou non le goût du lait que vous choisirez, ou encore le tolérer ou non. Nous avons personnellement opté pour du lait artificiel à base de lait de chèvre puisque certaines études ont démontré que les hormones trouvées dans le lait de chèvre sont plus adaptées aux bébés que les hormones que l'on trouve dans le lait de vache. Nous sommes également de grands amateurs de produits bio, nous estimons que cette façon de consommer est un investissement pour notre santé et celle de notre fille, il allait donc de soi que nous choisirions un lait maternisé bio. Nous prenons généralement les gammes Capréa de chez Babybio ou Prémichèvre de chez Prémibio. Les boîtes coûtent assez cher mais encore une fois, c'est un choix fait avec nos convictions personnelles et sommes convaincus que cet investissement est pour la bonne santé de notre fille.


Quelques petits conseils


Quelques petites infos à savoir...


Tout d'abord, je vais reprendre les paroles d'un certain nombre de mamans, mais les débuts de l'allaitement sont difficiles et il faut en être consciente si on ne souhaite pas baisser les bras. Bien évidemment chaque femme est différente, tous les bébés sont différents, et par conséquent, tous les allaitements sont différents. Vous allez donc rencontrer des difficultés et / ou des facilités différentes des miennes. Les professionnels disent généralement qu'une fois les 15 premiers jours passés, la maman et le bébé commencent à prendre leurs habitudes et donc l'allaitement devient plus facile.

Ce qu'il faut prendre en considération (et c'est une information que l'on a tendance à zapper lorsque les sages-femmes en parlent en préparation à l'accouchement) est que l'allaitement prend énormément de temps les deux premiers mois environs. Les mots qui reviennent souvent chez les femmes allaitantes lors des les premiers mois de bébé sont "J'ai l'impression de ne faire que donner la tétée !".

Le bébé est très demandeurs car le lait maternel se digère en 20 minutes (contrairement au lait artificiel qui se digère beaucoup plus lentement). Un bébé nourrit au sein est nourrit à la demande. Il va donc peut être téter 20ml lors d'une première tétée, et redemander 20 minutes plus tard pour téter 150ml. Impossible de savoir combien le bébé boit, sauf si vous tirez votre lait et lui donnez au biberon, mais je parle en quantité de lait ingérer et non pas en temps de tétée puisque le débit des seins de chaque femme est différent. Les tétées sont donc parfois longues et très rapprochées...

Si l'allaitement vous tient vraiment à coeur, je ne peux que vous encourager à tenir lors des deux ou trois premiers mois qui sont généralement les plus difficiles, jusqu'à ce que l'enfant se régule. Aria a mis environ deux mois à espacer les tétées, mais encore une fois, cela dépend des bébés. Pour d'autres bébés, cela va prendre un petit peu plus de temps, pour d'autres un peu moins... Si vous décidez de mettre fin à votre allaitement, alors soyez fières de vous, ne regrettez rien. C'est déjà tellement bien d'avoir envie d'essayer et d'être allées jusque là où vous êtes arrivées. 

En ce qui concerne la conservation du lait. Une fois tiré, il se garde 4 heures à température ambiante, 48 heures au réfrigérateur et 3 mois au congélateur ! Ces durées ne sont bien évidement pas cumulables, vous vous en doutez. 

Pour celles qui se demandent à quel moment tirer leur lait, encore une fois, cela dépend de vous, de votre bébé, de votre lactation, etc. Aria tétait trop souvent les premiers mois pendant la journée. Je ne pouvais donc pas me permettre de le tirer tant qu'elle était éveillée. Mais étant donné qu'elle dormait jusqu'à 12 heures la nuit, je me réveillais généralement vers 2 heures du matin pour vider ma poitrine. Cela m'a permis de faire du stock pour la reprise du travail et d'allaiter Aria jusqu'à aujourd'hui.

Si vous rencontrez des difficultés persistantes pendant l'allaitement, n'hésitez pas à consulter un médecin généraliste ou un pédiatre pour vérifier si votre bébé n'a pas de RGO (reflux gastro-œsophagien) ou si vous n'avez pas un REF (réflexe d'éjection fort). On en entend peu parler et pourtant beaucoup de femmes ont ce problème.

Pour stimuler la lactation, il existe une multitude de petites astuces. En voici quelques unes :

- boire plusieurs tisanes d'allaitement par jour
- prendre des comprimés de levure de bière
- manger une dizaine d'amande tous les matins
- boire 2 litres d'eau par jour
- prendre de l'homéopathie (parlez-en à votre sage-femme)
- etc.

Pour mon prochain allaitement


Je pense que je serai plus préparée aux difficultés de l'allaitement et vivrai donc les choses de façon moins difficile quand bébé 2 arrivera. 

Je me prendrai beaucoup moins la tête en regardant la courbe de poids de mon prochain bébé, et me ferai tout simplement confiance. 

Et sans aucune hésitation, je peux dire que je suis prête à allaiter de nouveau au moins 6 mois. 

Et je terminerai par un petit message à toutes les mamans, qu'elles allaitent ou non. Les seuls conseils que je peux vous donner est de vous faire confiance, de croire en vous et votre bébé, et de profiter de ces instants si précieux même si ils paraissent parfois éprouvants. 

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