Le récit de ma grossesse

Sunday, October 7, 2018


Ma grossesse : son déroulement, mes ressentis, mon expérience.




Bonjour à tous les lecteurs qui passeraient par ici. Je suis très heureuse de vous présenter le premier article du blog, et pas des moindres, puisqu'il s'agit d'un résumé des mois les plus importants de ma vie : ma grossesse (racontée sans fioritures) ! Je répète qu'il ne s'agit que de mon expérience, que je ne fais en aucun cas une généralité lorsque je parle de mon cas et de la manière dont j'ai vécu, senti les choses.



Mon gros Baby Bump à 33SA, lors d'une promenade au bord de l'océan avec mon mari. 


Le premier trimestre : AU SECOURS !



Je suis tombée enceinte très exactement le 30 mai 2017. Enfin, d'après la date des dernières règles qui ont précédé ma grossesse et l'échographie de datation. 

Je l'ai appris le 11 juin 2017. Nous venions de passer un week-end à fumer et picoler avec ma belle-sœur et mon beau-frère, et c'était drôlement chouette. Mais depuis quelques jours déjà, je me sentais bizarre et je commençais à me poser des questions. En fin d'après-midi, quand je me suis retrouvée seule avec Cyril, mon mari, je lui ai fait part de la manière dont je me sentais (sensation de fatigue permanente, douleurs dans la poitrine, un appétit en baisse…). Nous avons alors décidé qu'il était temps de faire un test. Nous avons recherché une pharmacie de garde (et oui, décider de faire un test de grossesse un dimanche, quelle idée?!), et avons acheté un test à deux francs six sous, tout simple en se disant que ça suffirait… Trop impatiente, je décide de faire le test le soir même. Après plusieurs minutes à attendre, le test semblait négatif… Puis en regardant bien, une légère trace rose était apparue, mais rien de franc. J'ai commencé à stresser, ne sachant plus quoi penser. Nous sommes alors retournés à la pharmacie chercher un test ClearBlue Digital, et là, le résultat était plus que clair : « Enceinte, 1 – 2 semaines ». 

Ma première réaction fut de m'effondrer en larmes. Je réalisais que, ça y est, nous nous lancions dans la vie de parents. J'avais très envie de ce bébé, mais je m'étais aussi préparée à mettre du temps à tomber enceinte. Et pourtant, un mois après l'arrêt de ma pilule, Aria venait se loger au creux de mon utérus… J'étais heureuse et sous le choc. Cyril m'a tout de suite rassurée, et j'ai alors commencé à me réjouir. J'avais la chance d'être tombée enceinte rapidement, il fallait que je savoure ce cadeau de la vie...

S'en est suivi le premier rdv chez le médecin pour me prescrire une prise de sang confirmant le test urinaire ainsi qu'un bilan sanguin. Je me réjouissais d'être immunisée contre la toxoplasmose, je savais que ça me rendrait la vie beaucoup plus facile. J'avais une tension parfaite, et je pesais 67,1kg pour 1m70. Bref, j'avais un corps en pleine santé pour permettre à bébé de grandir dans de bonnes conditions. 

Le premier trimestre fut celui le plus difficile à vivre émotionnellement. Tout d'abord parce que j'ai eu droit à plusieurs frayeurs, avant et après l'échographie de datation. J'ai perdu du sang à plusieurs reprises dont deux fois assez abondamment. J'ai à chaque fois imaginé le pire, et j'avais à chaque fois du mal à m'en remettre, même après avoir été rassurée par des examens. J'ai également été TRÈS malade (et le mot est faible). Je vomissais jusqu'à sept fois par jour, j'en avais la gorge complètement irritée, et j'ai perdu 2,5kg pendant les premières semaines de ma grossesse. Tout cela complémenté par les hormones me faisant ressentir une fatigue permanente. Je me cachais dans la salle de sieste de l'école dans laquelle je travaille pendant la pause méridienne… Cette fatigue extreme a été très difficile à gérer aussi à cause du regard des gens qui ne comprenaient pas forcément pourquoi j'avais autant besoin de dormir (même pour les personnes qui savaient que j'étais enceinte : tant que notre ventre ne se fait pas voir, beaucoup pensent qu'il n'y a pas trop de raisons de se plaindre… Et les gens ne comprennent par trop ce que subit le corps lorsqu'ils n'ont pas vécu une grossesse ou côtoyé une personne enceinte). Et cas plutôt exceptionnel, j'ai eu des contractions presque quotidiennement, tout au long de mon troisième mois. Elles ont rendu difficile notre voyage à NY en août 2017 puisque nous devions beaucoup marcher et étions à la fois très angoissés qu'il arrive quelque chose. 


Mais au milieu de tous ces aléas, il y a eu beaucoup de bonheur, dont l'annonce à ma famille et à mes amis qui me laisse des souvenirs mémorables et remplit mon coeur de bonheur et d'émotions…


Les petits paquets offert à nos famille pour l'annonce de ma grossesse.
J'avais également préparé des petits flacons contenant une image de la première échographie.


Je me souviens aussi de cette première frayeur qui m'a menée aux urgences… Je ne me doutais pas que ce soir là, j'entendrais pour la première fois le coeur de mon bébé… Lorsque l'interne a allumé le son, mes yeux se sont remplis de larmes. Aria faisait la taille d'un grain de riz, et je l'aimais déjà tellement fort...


15 SA, le moment où mon ventre a commencé tout doucement à se faire percevoir.



Pour terminer, un de mes plus beaux souvenirs de grossesse fut l'échographie du premier trimestre. L'embryon ressemble vraiment à un bébé, on peut vraiment distinguer chaque partie de son corps et il est possible de le voir en entier sur l'écran. Impossible de le sentir encore, mais à l'écran bébé gigote dans tous les sens. Je garde vraiment en tête un souvenir incroyable de cette échographie. Et j'ai également profité de la venue de ma sœur pour lui annoncer à ce moment-là. Elle a pu rentrer à la fin de l'examen pour apercevoir bébé sur l'écran… C'était magique. 



Le deuxième trimestre : aimer porter la vie




Quand le deuxième trimestre est arrivé, tous les symptômes que j'ai décrit précédemment se sont apaisés. J'ai eu des contractions tout au long de ma grossesse, mais elles étaient physiologiques. Il fallait que j'y fasse attention, mais j'ai appris à vivre avec et à écouter mon corps pour ne pas faire souffrir bébé. Cependant deux chutes de tension importante et ces quelques contractions m'ont quand même valu un arrêt de travail TRÈS précoce. Le 14 septembre, j'effectuais ma dernière journée à l'école avant l'arrivée de ma fille. Je ne l'ai pas bien vécu au départ puisque j'avais préparé ma rentrée et je m'attendais à rester avec mes élèves jusqu'à Noël. Mais le bien-être de mon bébé m'a vite fait relativiser. 

D'ailleurs, on me demande régulièrement la raison pour laquelle j'appelle Aria « mon petit escargot ». Comme je le disais plus haut, j'ai eu droit à deux visites aux urgences pour mes chutes de tension. Pendant ces visites, les médecins ont préféré faire un contrôle obstétrique pour s'assurer que tout allait bien. Au premier contrôle, c'est un médecin de garde non spécialisé qui a effectué une échographie… Il était tôt pour le savoir mais il m'a demandé si je connaissais déjà le sexe… Je me suis empressée de demander si il avait une idée, ce à quoi il a répondu : « oh… Peut-être une fille … Mais je ne suis pas spécialiste, attendez l'écho des 22 semaines ! ». Le lendemain, rebelote, petit tour aux urgences suite à une chute dans ma salle de bain. Ma tension était très basse donc les médecins m'ont expliqué qu'ils voulaient tout contrôler de nouveau. Cette fois-ci, c'est une interne en gynécologie-obstétrique qui a effectué l'échographie. J'ai alors décidé de lui demander son avis. Ce à quoi elle a répondu : « c'est encore tôt pour le dire, mais ça ressemble à un garçon ! ». J'ai alors rigolé, et je me suis dit qu'il allait falloir attendre et ne pas se précipiter, ou déjà se projeter… (pour ceux et celles qui ne le savent pas encore, au début de la grossesse, le clitoris de la petite fille peut se confondre avec le sexe d'un garçon… D'où les confusions lorsque l'on demande trop tôt le sexe). Les escargots étant des hermaphrodites, j'ai dès lors appelé le petit être qui grandissait au creux de mon ventre « mon petit escargot »… Ça m'amusait, je trouvais ça mignon.


21 SA.


Puis l'échographie des 22 SA est arrivée, et bébé escargot s'est révélé être une fille ! Cette échographie est aussi un souvenir incroyable, mais malgré tout moins impressionnant que l'échographie des 12 SA. Bébé prend plus de place, donc on distingue les choses moins facilement. Mais j'ai attendu cette échographie avec énormément de hâte, puisque je voulais en savoir un peu plus sur l'identité de mon bébé...

Ce deuxième trimestre a été la meilleure partie de ma grossesse, puisque c'est le moment où mon ventre a commencé à s'arrondir sans trop m'handicaper au quotidien. Je me sentais épanouie dans ce corps que je devais partager avec un habitant temporaire. Sentir bouger ce bébé était pour moi un bonheur incroyable, une sensation indescriptible. Et j'ai encore plus apprécié les mouvements de Aria quand Cyril a pu les sentir à son tour. J'ai été très émue lorsqu'il l'a sentie pour la première fois. Son regard a changé subitement et s'est rempli d'amour… C'était vraiment très intense et je m'en souviendrai très longtemps. 


Le troisième trimestre : au bout du rouleau…



Le troisième trimestre a été très difficile pour des raisons physiques mais aussi psychologiques. Je n'en pouvais plus de voir mon corps s'arrondir. J'appréhendais vraiment d'avoir des vergetures, je voulais vraiment arrêter de grossir. J'ai pris, au total, 13kg pendant ma grossesse (ce qui me semble être plutôt raisonnable). J'ai eu la chance de pouvoir faire du sport tout au long de ma grossesse pour limiter les dégâts (et oui, j'ai fait mon dernier cuisses/abdos/fessiers 10 jours avant mon accouchement ! Les adhérents de la salle de sport me regardaient comme un ovni, mais les coachs m'encourageaient et adaptaient chacun des exercices). Je ne me sentais plus à l'aise dans aucun vêtement, j'avais l'impression de ressembler en permanence à un sac à patates.


Mon ÉNORME ventre à 36 SA.


Mon corps a vraiment commencé à devenir douloureux, je dormais très mal. J'étais réveillée toutes les nuits entre 3 et 5 heures. Je me levais pour prendre mon petit déjeuner et j'essayais de me recoucher vers 6 ou 7 heures… Je pleurais parfois tellement l'envie d'accoucher me pressait. Je voulais que ma fille sorte, tout d'abord pour enfin la rencontrer, mais aussi pour libérer mon corps. Je dois avouer aussi que j'avais le pressentiment que mon accouchement se passerait merveilleusement bien. Je n'ai jamais eu d'appréhension en y pensant ou en l'imaginant.

Cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas travaillé, et tous mes amis étant actifs, je commençais à m'ennuyer. Mes interactions sociales étaient très limitées (heureusement, au milieu de mon deuxième trimestre, j'ai rencontré Léna du blog Lecaninole qui était elle aussi enceinte… Nous nous sommes soutenues jusqu'à la fin et nous avons créé grâce à cela un très grand lien d'amitié). 

Je suis allée deux fois à la maternité pendant la dernier mois, pensant que c'était le moment… Alors qu'il ne s'agissait que de fausses alertes. Je suis ressortie ces deux fois dépitée. 

Bref, vous l'aurez compris : JE N'EN POUVAIS PLUS. Les sages femmes libérales proposent généralement un décollement des membranes à partir de 39 SA si vraiment les femmes n'en peuvent plus, mais la condition est qu'il faut que le col soit ouvert... Ce qui n'était pas mon cas. Je n'en pouvais tellement plus que j'ai fini par demander à ma sage-femme d'utiliser l'acupuncture pour aider un peu la nature (mais je ne dis pas tout, je vous ferai un article sur le déroulement de mon accouchement). Moins de 48 heures après, j'entrais à la maternité avec la poche des eaux fissurée. Aria pointait le bout de son nez le 24 février 2018, à 40SA+3jours.


Les questions que l'on me pose fréquemment...



-Qu'est-ce qui a été le plus difficile pour toi pendant la grossesse ?

Tout au long de ma grossesse, les hormones ont joué des tours à mes émotions. J'ai eu de véritables coups de sang qui se sont accentués jusqu'à la fin de ma grossesse. Je ne supportais plus que qui que ce soit me dise « fais attention, tu ne devrais pas te mettre dans des états pareils, c'est mauvais pour le bébé. » 

J'avais beau être enceinte, je restais moi-même avant tout, et j'avais besoin d'exprimer mes émotions sans que l'on me rappelle à tout va que je portais un bébé. Et cela avait le don de m'énerver encore plus quand la personne qui me faisait la réflexion était en partie responsable de l'état dans lequel je me mettais.


- Qu'as-tu mis sur ta peau pendant ta grossesse pour prévenir les vergetures ? Et à partir de quand as-tu commencé à crémer ta peau ? As-tu eu des vergetures ?

Je mettais du beurre de karité le matin et de l'huile d'amande douce le soir en grosse quantité et buvais minimum 2 litres d'eau par jour (pendant la grossesse, l'hydratation est essentielle pour votre peau ainsi que pour le renouvellement du liquide amniotique qui protège votre petit bout). J'ai commencé dès que j'ai su que j'étais enceinte. J'ai une toute petite vergeture sous le nombril qui est apparue lors de ma dernière semaine de grossesse. J'en ai également une, minuscule aussi, à la droite de mon nombril, qui est apparue après l'accouchement. N'oubliez pas de continuer à crémer votre peau pendant les 2 à 3 mois qui suivent l'accouchement car les vergetures peuvent encore apparaître à ce moment là. 

-Est-ce que tu as été suivie à l'hôpital ? Ou au près d'une sage-femme libérale ?

J'ai été suivie à l'hôpital du début à la fin de ma grossesse. Mais j'ai choisi de me faire suivre en parallèle par une sage-femme libérale à partir de mon cinquième mois de grossesse car le côté usine de l'hôpital me déplaisait, et je ne voyais jamais la même personne à mes entretiens mensuels. J'avais besoin de pouvoir me référer à la même personne et de pouvoir échanger librement avec elle. Pour les futures mamans qui habitent Vannes et les alentours, je vous recommande vivement Julie Quintin. Elle est douce, gentille, à l'écoute… Tout ce que l'on attend d'une sage femme pendant la grossesse. Elle et sa collègue Lénaïg Hervio-Lemercier proposent des cours de préparation à l'accouchement très complets et en très petit comité (j'ai même parfois été seule avec la sage-femme animant le cours), ce qui permet d'avoir un réel temps d'échange et de pouvoir poser toutes les questions nécessaires pour nous rassurer. Elles proposent toutes les deux des séances d'hypnose pré-natale, et de l'acupuncture. Elles proposent aussi de former à l'auto-hypnose pour mieux gérer la douleur le jour de l'accouchement, et pourquoi pas, pour les courageuses, à pratiquer comme alternative à la péridurale.


-Voudras-tu un deuxième enfant ?

Je pense sincèrement que oui. Déjà parce que je suis très nostalgique de mon accouchement (je vous en parlerai dans un autre article). Mais aussi parce que j'aime tellement pouponner Aria. Mais j'ai besoin de temps pour la voir grandir, évoluer, et surtout pour me retrouver ! Donc il va s'écouler au moins deux ans avant que Cyril et moi puissions éventualiser bébé 2.

-Quelles habitudes as-tu changé quand tu es tombée enceinte ?

Tout d'abord, j'ai pris du Gynéfam qui est un complément alimentaire supposé combler les besoins journaliers en vitamines et minéraux de maman et bébé. La boîte de trois mois coûté assez cher mais cela me semblait être un investissement nécessaire si cela pouvait aider mon bébé à être en bonne santé.  Ensuite, nous consommions déjà beaucoup de produits bio avant que je tombe enceinte, mais depuis le début de ma grossesse, nous faisons encore plus attention à la qualité des produits que nous consommons. Pour cela, nous utilisons deux applications : 
• Yuka qui analyse ce que contiennent les aliments et les produits alimentaires que nous consommons
• INCI Beauty qui analyse les produits cosmétiques et sanitaires tels que le shampooing, ou le fond de teint ! Elle m'a également servi à choisir les produits que j'utilise pour Aria. Il faut savoir que pendant ses trois premières semaines de vie, un bébé n'a aucune protection cutanée, la peau absorbe donc 100 % des produits avec lesquels elle est en contact. La qualité des produits que j'allais utiliser pour elle était, à mon sens, primordiale ! 

-Un conseil à donner ?

Le meilleur conseil que j'ai eu jusqu'à aujourd'hui est de se faire confiance et d'écouter son instinct. N'écoutez pas ceux qui ont des enfants et qui voudront vous faire la leçon en pensant que leur expérience est celle de tout le monde. N'écoutez pas ceux qui n'ont pas d'enfants et qui se permettent de donner des leçons ou d'émettre des jugements. Je n'inclus évidement pas les professionnels, spécialistes de la grossesse et / ou de la petite enfance formés avec ou sans enfants, dont le métier est de vous accompagner dans la maternité et la parentalité... Au contraire, n'hésitez pas à faire appel à eux, et à en changer lorsque l'un d'eux ne vous convient pas ou si vous vous ne sentez pas en confiance. J'ai par exemple changé de médecin généraliste en début de grossesse, puisque les relations que j'avais avec elle ne me convenaient pas.

5 comments

  1. Très beau récit ma princesse :)

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  2. C'est une bonne idée de partager ton histoire, ton expérience, je n'y suis pas encore mais je sais d'avance que ca m'aidera beaucoup de lire ce genre de post 👶🏻❤️ bisous mes chéries

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  3. Cet article est vraiment top et plein de bons conseils ! J’ai passé 10 années de ma vie à essayer de tomber enceinte et j’ai enfin fini par accoucher d’un petit garçon en parfaite santé à 42 ans !
    Je ne peux pas être sûr à 100% que ce soit lié mais je pense que oui, alors pour ceux que ça intéresse j’ai suivi cette méthode : https://swiy.io/TomberEnceinte

    Surtout, ne perdez pas espoir c’est encore possible !

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